26 juin 2008
Pour le commun des mortels
Pour le commun des mortels, je reste un homme,
De par le sexe,
Pour la moralité de ma venue en ce monde,
Ne suis-je pas un de ces chiens que l'on jette,
Ou que l'on noie,
Pour causes inqualifiables,
Mais tellement avantageuses,
Pour le ou les bourreaux?
Dans l'indécence même,
Une chienne m'a crachée de ses entrailles,
Proprement dit, elle a,
Comme qui dirait,
Voulu me jeter dans le terrain vague de l'oubli,
Elle a dû geindre un certain regret,
A me mettre bas,
Pour en être arrivé là,
Bien bas, elle aussi.
Quel sombre jour de gloire que celui de ma naissance,
Est-ce important de savoir de qui l'on est le fils?
Bâtard de basse société,
Enfant de l'état?
Et quoi encore?
Voila donc de qui je suis le fils!
A t il bien fallut qu'elle souffre pour se libérer,
Pour se soulager de sa progéniture,
De ce poids à charge,
De cette bouche à nourrir,
De cette racine peut être gênante,
Parce qu’héritière de je ne sais qui,
De je ne sais quoi,
Sinon de la douleur,
Alors que la lumière m'était encore interdite,
J'avais déjà un passé.
Je formule un regret, un seul,
Non pas ne pas connaître cette misérable créature,
Mais n'avoir pût me voir naître,
Se souvenir qu'elle à pu crier le nom de quelqu'un,
Celui d'un homme,
Mon père peut être,
Qu'elle a pu pleurer tout son saoul,
De joie,
Peut être,
De bonheur,
Allez savoir,
De peur,
Possible.
Mais de qui, de quoi?
Que puis-je répondre à cela ?
Que sais-je moi,
Moi qui n'ai rien vu, rien entendu,
C'était il y a si longtemps,
Je venais d'appartenir au monde,
Coupable d'être né Bâtard.
JM. Bernard
Prison
Avec, en quête de sa proie,
La peur et sa sueur,
Le poids de l'absence et son silence,
La dépression morale et nerveuse,
L'angoisse et ses nausées,
La destruction des liens entre deux prisonniers,
L'exécution de l'amitié quand ce n'est pas de l'amour,
Avec tes insolences,
Prison,
Je te reconnais,
Je connais maintenant le monstre qui se cache entre tes flancs.
Tes hommes ont parés ma nudité de ta griffe carcérale,
Ils disent l'uniforme pénal,
Je dis,
On dit,
Les haillons du hors la loi,
Consternation, stupeur, certes,
Mais rire, oh ! combien même sourire,
Pouvoir sourire de ce que l'ont ne peut supporter,
Quand lancé dans la transparence de la mort qui chemine,
De mon être déshumanisé, déjà,
Dépecé de toutes ses particularités,
Dépouillé de sa parole d'homme,
Je me sens muselé,
On me veut muet, je me sens seul, vraiment sale,
En déshérences dans ce couloir sans lendemain,
Longeant cette plantation de cellules uniformément nauséabondes,
Empreintes de mille souffrances,
De bruits cassants, d'autres raillant,
De douleurs presque vide de sens,
Je me sens faillir, défaillir,
Puis, il me faut mourir,
Mourir pour finir,
Pour fuir cet isolement total et totalitaire,
Le temps d'une raillerie narquoise,
Comme pour taire quelques regrets inachevés,
J'oserai briser ce maillon,
Couper le cordon,
Cet unique lien qui me reliait dehors aux autres,
Les chiens sans collier,
Pour qui nouer en guise de laisse, un foulard autour du coup,
Laisse une impression d'exister pour quelques choses,
Pour quelqu'un,
Enfin, de valoir le coup.
JM. Bernard
Pacte à l'hôtel,
Je pouvais rêver et pourtant... il était bien là, nu de tout son jeune corps en fête, je n’éprouvais aucune gène, ni cette frénésie en générale égoïste, ce côté du mâle possessif. Une tendresse doucement protectrice donnait à nos gestes un bercement amoureux, Magnifiquement beau et de tout son jeune corps en fête, il m’oubliait, savourant jusqu’au plus profond de lui même l’épanouissement suprême. Et dans la plénitude des sensations, le corps renversé, je le ressentais tel un naufragé au delà de ses forces mourantes, essayant de prolonger les instants uniques, comme trop longtemps contenus, je me sentais tel un arbre foudroyé. Dans un râle sourd ou questions et réponses, passé et présent n'avaient plus de sens, je me rejetais au plus loin de sa pauvre gueule d'amour, on se sussurait des mots sucré, se raccrochant l'un à l'autre, les amants d'un soir. Un écho passionné répétait à qui l'entende des "je t'aime" et des "moi aussi" je veux être tien... nous serons nôtre... comme à tout autre" Je regardais son corps rompu, sa chair délivrée... pensant qu'il s'était donné à un inconnu avec le meilleur de lui même.
JM. Bernard
L'as de pique
L'as de Pique, Je me sens comme nu, pieds et poings liés, condamné à me juger moi-même. Grisé par la couleur de son être, je me sens faillir, fondre de confusion parce qu’il peut aimer. Oh, qu’il me pardonne si l’insolence des jours sans lui m’irrite, si mon cœur bat plus fort que le sien, si dans mes songes je me crucifie sur son corps, si je brade mes jouissances comme pour mieux me rappeler que ce n'est qu'un rêve, si mes larmes caressent son visage, si je parle à la nuit quand ma solitude est muette, et si cela ressemble à l’amour, j’aurai tant aimé qu’il fut celui-ci, cette nuit là encore.(extrait. Le carrousel des faux-semblants)
JM. Bernard
L'étoile, le soleil et le nain.
Le nain aimerait rejoindre le soleil, aimerait se brûler de son feu, pour lui rien n’est pareil, que le regard de ce Dieu. Mais quand le crépuscule tombe, la petite étoile apparaît, sorti de je ne sais quelle ombre, elle veille sur le nain désormais satisfait. La petite étoile sait qu’elle n’éclipsera jamais, cet astre flamboyant qui lui ressemble tant. Cette nuit le nain essaye de regarder le néant, il revoit les images de son passé dont il se défait. Au petit jour, l’étoile repartira au plus profond des cieux, le nain rêvera à l’amoureux de ces lieux, imaginant qu’a eux deux il formerait un couple merveilleux.
JM. Buhry
29 juin 2008
Pèle mèle (amis et compagnons)
Mes compagnons,
Wolf, mon ami, un fidèle parmi les fidèles,
Orange, la première chatte de la maison,
Voyou,
La Roussette,
Fifi, (Péruche Calopcite
Pèle mèle d'hier et d'aujourd'hui (Ami(e)s)
Mes ami(e)s les absents et les autres ...
Jean Marie, Dit Le Phasme, Le Sharpey,
Jean Michel, mon ange. Tu as voulu partir avant moi, je sais que tu veilles, chaque jour qui se fait. Je n'ai jamais oublié "l'étoile, le soleil et le nain".
"Le nain aimerait rejoindre le soleil, aimerait se brûler de son feu, pour lui rien n’est pareil, que le regard de ce Dieu. Mais quand le crépuscule tombe, la petite étoile apparaît, sorti de je ne sais quelle ombre, elle veille sur le nain désormais satisfait. La petite étoile sait qu’elle n’éclipsera jamais, cet astre flamboyant qui lui ressemble tant. Cette nuit le nain essaye de regarder le néant, il revoit les images de son passé dont il se défait. Au petit jour, l’étoile repartira au plus profond des cieux, le nain rêvera à l’amoureux de ces lieux, imaginant qu’a eux deux il formerait un couple merveilleux."
Sebastien, dit La Morue, Véranda, Bastoo, Seb, Sébullon,
David, dit Davidoo,
Passager du "Carroussel des faux-semblants" ce roi de coeur m'a offert les clefs de son puits de tendresse!
Alexandre, dit Alex, Jordy, Bonbon, Roudoudou,
Les Trois filles : Angela, la mère, dit Angy, (le deuxième scorpion de mon univers) Kimberley, la fille dit Kimy, Opale, la belle compagne. Des gens vont et viennent, c'est la vie, celles-ci s'en sont aller découvrir d'autres horizons, c'est à ce points difficile d'imaginer qu'elles ne seront plus là demain, mais si loin de mes yeux, de nos yeux, là bas, dans le sud, dans un ailleurs fait d'autres choses, que j'espère souvent ensoleillés pour habiller aussi souvent leurs jours et nourrire chacun de leur joli coeur. Bisous les filles, je, on vous aiment. Bonnes chances à toutes trois.
Charles Edouard, dit Ched, BB Cadum le "bouc en train" (le forcené de la sncf) et Laurent, dit Lolo,
Laurent, dit Lolo,
Christopher, Dit Christo,
Grégory, dit Greg, (Le premiers des trois scorpions de mon univers)
Hervé, dit le Beninois,
Isabelle, dit la Baronne de Ste'App des jardins de Plaisir (plaisirs) Le caroussel des faux semblant
Jacques, dit Jacquouille, Le Père Noel, Le Patriarche,
Luc, dit Le Jumeau,
Simonne, dit Maminou, le clown, un personnage incontournable que j'espère heureuse entre les mains de St Pierre! elle a du rencontrer
Tahar, "Bogoss" le nounours,
Amadou, et Amadi, (Père et fils) Comment ne pas apprécier ce qui ressemble à l'amour!
L'as de Pique, Je me sens comme nu, pieds et poings liés, condamné à me juger moi-même. Grisé par la couleur de son être, je me sens faillir, fondre de confusion parce qu’il peut aimer. Oh, qu’il me pardonne si l’insolence des jours sans lui m’irrite, si mon cœur bat plus fort que le sien, si dans mes songes je me crucifie sur son corps, si je brade mes jouissances comme pour mieux me rappeler que ce n'est qu'un rève, si mes larmes caressent son visage, si je parle à la nuit quand ma solitude est muette, et si cela ressemble à l’amour, j’aurai tant aimé qu’il fut celui-ci, cette nuit là encore.(extrait. Le carrousel des faux-sembants)
Les absents : aucune photo disponible!
Marc, Dit Mars, un coeur "schamallow" (Photo à venir)
Le phasme

Jean Marie dit "le phasme" à cause de ma minceur, ou "le sharppey", à cause de mes rides, (merci les copains) je laisse de côté les noms d'oiseaux de certains mécréants qui aimeraient me voir nicher ailleurs. J'aurai dans quelques mois 54 ans, tout un programme. Je lutte quotidiennement pour ne pas être trop tôt reclus hors de la tourmente sociale, (un comble) et bien sur de tout ce qui peut encore faire de moi un homme debout, vivant. Certes, je rencontre depuis plusieurs années d'énormes difficultés pour recouvrer un emploi digne de ce nom, ainsi, pour ne pas perdre le fil de la vie active, et par loisir, je me projette au quotidien dans les expectatives de la création tout azimut. Je suis curieux de nature, un doux rêveur trop idéaliste pour certain, une sorte de vieux pacifiste "a peace advocate" qui a passé le clair de son temps à croire en l'homme, aux hommes, il m'arrive de comprendre aujourd'hui que je me suis parfois cruellement trompé, j'ai cependant trop souvent mal aux autres pour ignorer que j'existe.
Lorsque que je n'étais encore qu'un enfant, je vivais en internat dans un établissement disciplinaire, (maison de redressement et de rééducation) dans la campagne profonde du département de l'Eure et loir. Un château réhabilité abritait plus de deux cents gosses et quelques jeunes travailleurs, tous issus de l'assistance publique. Mon numéro de vestiaire était le n° 2, à l'époque, l'idée de recevoir un numéro me fit comprendre que j'appartenais enfin à quelque chose, que j'étais le maillon d'un système, et comme fier d'être une partie d'un tout. Mon surnom était "fil de fer". Je ne me suis jamais vu aussi maigre que les autres le disaient, pourtant, notre appartenance à tel ou tel groupe se mesurait dans le jargon enfantin d'alors à l'image que les autres voulaient bien vous accorder. Déjà, l'idée d'être reconnu par les miens me semblait tout aussi important sinon plus que d'avoir un numéro personnel de vestiaire. Peu à peu, excédé par les offenses répétitives de certains gamins pas mieux lotis que moi, je finit par me révolter et voler dans les plumes de tous ces oiseaux de mauvaises augures, fussent ils "petits ou grands" entendez par là "pupilles ou jeunes travailleurs". Ma hardiesse vindicative et ma rage "pugilaire", conduisaient à me faire rebaptiser. Je n'étais plus ce vulgaire "fil de fer", l'avis critique de mes détracteurs d'alors conduisit à me surnommé plus justement, "barbelé"."fil de fer barbelé".


































































































































































